LECTURE – Les Yoga Sutras de Patanjali

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Vous avez déjà sûrement entendu parlé du texte fondateur du Yoga : Les Yoga Sutras de Patanjali. Nous avons profité d’une pause estivale pour nous y plonger, et vous livrer notre interprétation.

Evidemment, ce résumé n’est pas exhaustif mais il peut être une bonne première approche si vous souhaitez découvrir l’ouvrage par vous-même plus tard !

Nous avons essayé d’y mettre des exemples concrets de notre quotidien pour en faciliter la compréhension 🙂

Bonne lecture !

Cet ouvrage est considéré comme fondateur du principe du yoga. Il n’aborde que très peu l’aspect que nous connaissons le mieux : les postures et se concentre d’avantage sur le but du Yoga.

Nous commencerons par revenir sur l’état de conscience profonde décrit par Patanjali. Et oui, c’est un peu le « Nirvana » yogique après tout. Nous verrons ensuite les étapes du cheminement vers SAMADHI : en commençant par la prise de conscience des éléments extérieurs qui perturbent notre esprit, puis par à le nécessaire discernement. Enfin, nous aborderons la pratique du yoga et de ses 8 membres/axes.

 

  1. L’état de SAMADHI – La consicence profonde

Le mental est apaisé dès que la conscience périphérique, que l’on pourrait également appelée superficielle et qui dépend du monde extérieur, disparaît. La conscience profonde peut alors se révéler.

L’état de SAMADHI est un sentiment de plénitude, de joie et d’harmonie et découle de l’apaisement des VRITTIS (agitations) du mental. C’est un état déconditionné où l’extérieur n’a plus de prises.

 

Patanajali souligne néammoins que les mémoires Karmiques (qui lient les causes aux effets) demeurent en nous et que c’est donc un travail constant que de ne pas se laisser déstabiliser.

Les couches profondes, les blessures ou les souffrances peuvent revenir perturber l’esprit à n’importe quel moment, reprend alors l’activité du mental.

  1. Le chemin vers Samadhi – comment apaiser le mental ?
  • Les vrittis – Comment le monde extérieur perturbe notre mental ?

Le monde extérieur et ses sollicitations (la technologie, nos relations, nos impératifs, les contraintes que nous nous mettons à nous-mêmes) influencent le CHITTA (l’esprit) et modifient ainsi notre perception de la réalité. La réalité n’est plus absolue mais vue à travers notre prisme, notre expérience, nos sensations et nos émotions. Elle est soumise à notre subjectivité.

Nombreux sont les facteurs qui dispersent notre conscience et notre attention : Patanjali cite par exemple la paresse, l’ignorance, la maladie ou encore la nervosité.

L’objectif, pour arriver à l’état de SAMADHI est donc d’arrêter les automatismes (les habitudes de votre pratique du yoga par exemple) et les VRITTIS (perturbations/agitations) de l’esprit.

Patanjali dénombre 5 Vrittis, résultant de notre subjectivité :

  • Le raisonnement juste : conséquence de notre observation, de notre analyse et de notre jugement. Ce raisonnement est donc soumis à notre subjectiité mais également de notre histoire et de l’enseignement reçu.
  • La pensée erronée : qui est en contradiction avec notre ‘moi’ profond
  • L’imagination : elle donne de l’importance au mot plutôt qu’à l’objet et est donc vide de substance. L’imagination verbalise ce qui n’est pas.
  • Le sommeil (et ses rêves) pendant lequel le mental s’agite suite à une création de contenu fictif
  • La mémoire qui dénature notre objectivité en reliant un objet ou un fait à notre expérience

Dans cette première partie, plusieurs clés sont données pour aller vers l’apaisement : l’amitié, la compassion, la gaieté et la bienveillance par exemple. Il souligne également que ces clés doivent être utilisés dans les moments heureux comme malheureux, il est facile d’être gai quand on est heureux mais cela demande un vrai travail dans le cas contraire.

Le fait de prendre conscience de ces Vrittis est une première étape.

  • Le travail nécessaire d’équilibrage et de discernement

Une deuxième étape est de savoir faire preuve de discernement entre le sujet et l’objet, et de s’éloigner de causes de souffrance. Afin d’arriver à cet état, Patanjali affirme qu’il faut diminuer les causes de souffrance.

3 causes ont particulièrement raisonné pour nous :

  • L’égo : ce qui pousse à agir quand on se sent en insécurité, c’est aussi le moment où notre côté animal ressort, au détrimentdu rationnel (le cas de la violence par exemple, physique et verbale)
  • Le désir de prendre qui va à l’encontre du lâcher prise, de la nécessité de ne pas désirer ou transformer
  • Le refus automatique : où l’on a tendance à s’isoler, à fuir du monde extérieur et à s’ennuyer.

Un peu comme l’équilibriste sur son fil, il y a donc un vrai travail de rééquilibrage entre ces dimensions (que l’on retrouve pas exemple dans les Asanas, avec les contre-postures)

Le discernement est, pour Patanjali, la solution à cette confusion entre ce qui perçoit (le spectateur) et ce qui est perçu (le spectacle). La faculté de discerner, de discriminer est donc un axe de travail primordial pour atteindre l’état de SAMADHI.

  • Les voies de l’apaisement du mental

Patanjali ouvre vers plusieurs moyens de « rééeducation » du mental :

  • La concentration qui pourrait être décomposée entre plusieurs exercices :
    • Le travail sur soi : Il est souligné l’importance de ne pas être dans le contrôle mais dans l’acceptation. Celui qui aspire au SAMADHI doit être dans une optique de ne pas désirer, ne pas transformer, ne pas changer (dans une relation par exemple quand on veut façonner l’autre à notre image, à la personne qu’on aimerait qu’il ou elle soit).
    • Etre dans le présent : il ne faut pas se focaliser sur l’attente de résultat (nous sommes sûres que vos professeurs de yoga vous ont répété à maintes reprises que l’équilibre sur la tête n’est pas une fin en soi). Les Asanas sont un moyen pour apaiser le mental, pas une fin.
    • L’effort d’attention (qui peut ensuite devenir l’état d’attention) en se concentrant sur le moment présent
    • La persévérance : la pratique demande du temps, de l’engagement, du sérieux, de la pratique, de la patience et de la volonté. La pratique des ASANAS illustrent très bien ce point.
    • La conscience : le fait d’être vigilent à notre respiration, nos gestes, nos sensations par exemple. Le fait de conscientiser un repas, un goût ou une saveur peut être un moyen de prendre conscience de ce point par exemple.
  • La respiration : il utilise le mot de baromètre de l’état mental.
  • Les sens : qui peuvent apaiser ou au contraire perturber. D’où l’importance d^’etre en contact avec la Nature, de s’allumer une jolie bougie avant sa pratique par exemple.
  • Le fait d’être entouré de personnes apaisantes peut également faciliter l’apaisement du mental
  • L’étape ultime est la méditation, où nous sommes d’avantage à l’écoute pour diminuer les automatismes du mental (mais également du corps) et augmenter la conscience profonde
  1. La pratique du yoga : les 8 membres

Les 4 voies externes :

  • YAMA : ce sont les règles de vie dans ma relation avec les autres. La non violance, la vérité, le fait de ne pas posséder de choses inutiles, le désinteressement. Ces règles s’appliquent à tous et partout.
  • NYAMA : les règles de vie dans ma relation avec moi-même : ne pas désirer plus, être en paix. Patanjali souligne une notion intéressante : c’est une attitude intérieure qui prouve l’influence de la volonté.
  • ASANA : la pratique des postures où nous recherchons l’équilibre et la stabilité entre l’effort et ladétente, le lâcher prise et la réalisation. C’est un moment privilégié, où le corps est tranquille, en paix.
  • PRANAYAMA : la pratique de la respiration. Le simple fait d’en rpendre conscience et d’insister sur sa fluidité est important. Patanajli décompose le mouvement de la respiration en 3 temps : Inspiration, Expiration et Suspension.

Les 4 voies internes :

  • PRATYARA : L’écoute intérieure. C’est la faculté de ne pas se laisser happer par l’extérieur, de ramener le mental vers l’intérieur, de passer du temps avec soi-même et d’être en paix
  • DHARANA : La concentration de l’esprit qui découle d’un effort conscient et volontaire. L’attention se porte sur un seul point ou objet.
  • DYANA : La méditation, qui est sollicite la conscience profonde
  • SAMADHI : l’état d’unité

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A très vite,

La BAYA Team

 

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